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Le 1er septembre 2015, lors d’une réunion publique à Bramans (Savoie), le président du Parc national de la Vanoise, son directeur et le chef de secteur ont été séquestrés par une trentaine d’éleveurs ovins pendant une nuit et une matinée.

Les éleveurs ont indiqué que les représentants de l’État resteraient séquestrés jusqu’à satisfaction de leurs revendications, à savoir le tir de destruction de 5 loups d’ici la fin de l’année et l’autorisation de tir de destruction du loup dans la zone cœur du parc national de la Vanoise (Savoie). Hier soir, le préfet a signé un arrêté autorisant le tir de 6 loups et a annoncé avoir saisi la ministre de l’Écologie pour obtenir le tir du loup dans la zone cœur du parc national.
Où est l’Etat ?

La question est légitimement posée. En effet, l’Etat, loin de faire cesser cette séquestration, a donné satisfaction aux éleveurs au-delà même de leurs revendications. L’Etat encourage ainsi les actes contraires au droit, et prend des décisions « politiques » infondées sous des pressions inadmissibles en état de droit.

Alors que le président de la République s’est engagé pour un choc de démocratie, celle-ci continue de voler en éclats toutes les semaines sous les coups de force des groupes de pression (agriculteurs, afficheurs, industriels…) qui font prendre à l’État des décisions contraires à ses engagements, à l’intérêt général et régulièrement au droit.

France Nature Environnement (FNE) et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) n’acceptent pas que les coups de force guident les choix de société, tandis que nos associations, comme d’autres acteurs sociaux, qui restent dans le dialogue constructif et légaliste, ont toutes les difficultés à être entendues des pouvoirs publics. Nos associations réservent leur participation à toute instance de consultation, nationale comme locale, tant que leur demande de rendez-vous au président de la République n’aura pas eu une réponse favorable.